Historique :
La planche à roulettes a été inventée en été 1961 par deux surfeurs californiens (Mickey Muñoz et Phil Edwards) qui étaient lassés des jours sans vagues. Pour combler leur ennui, ils décidèrent de créer la « planche à roulettes », qui leur permettrait de pratiquer leur discipline sur la terre ferme, sans que cela ne nécessite de conditions météorologiques particulières. Ainsi était née la planche à roulettes.
Après une perte de vitesse, due au peu d'innovations pendant les années 1970, la planche à roulettes revient à la mode dans les années 1980, avec le freestyle. Cette « sous-discipline » -la planche à roulettes étant une discipline en tant que telle- voit son apogée dans les années 1975-1985, mais caractérise également la plupart des figures actuelles. À ce moment, beaucoup d'adeptes redescendent dans la rue, essayant et créant de nouvelles figures, comme le boneless, le no-comply, les footplants, etc. Ces figures sont aujourd'hui catégorisées comme faisant partie de la vieille école même si elles sont toujours courantes. C'est également à cette époque qu'apparaît la pratique en rampe.
L'apparence du skateboard a elle aussi évolué. Celui-ci présente dorénavant des roues minuscules et des planches dites « allumettes ». D'un autre côté, peut-être dans une recherche implicite d'unité, les skateurs commencent à adopter un style propre, plus ou moins inspiré de la mode des surfeurs. Cette époque est appelée big pants, small wheels (« grands pantalons, petites roues »).
Après ces quelques années passées à parfaire leurs tricks, les skateurs —imitant des stars comme Pépé Martinez— reviennent à leurs premiers amours, s'emparant plus que jamais de la rue. Une nouvelle fois, les « gros » gaps et les rails sont mis à l'honneur, couplés cette fois-ci à la toute nouvelle technique.
Si la rampe, très à la mode dans les années 1980, semble se marginaliser au début des années 1990, celle-ci se voit finalement dessiner un ciel radieux. C'est l'époque, de Danny Way (considéré par certains comme le « plus grand ramprider de l'Histoire » ou encore le « maître de la vert' »), mais aussi de Rune Glifberg, Bucky Lasek, Tony Hawk, John Cardiel, Tony Trujillo, des célébrités ayant donné le goût de la « courbe » à des centaines de skateurs.
A partir de cette époque, et toujours aujourd'hui, plusieurs styles différents se sont dégagés : skateurs techniques, fonceurs, etc. Aujourd'hui, la question qui se pose est de savoir ce qui compte le plus dans la discipline : le style ou la performance ? Cette question est encore moins évidente qu'il n'y paraît. En effet, si certains considèrent la pratique technique comme peu esthétique, d'autres au contraire ne peuvent concevoir technique et style séparément.
Pour le moment, le skate, récupéré par la publicité et la mode pour son image « rebelle », se voit surexposé. Mais il est difficile de prévoir l'avenir. Le skateboard retombera-t-il dans l'oubli ou, au contraire, prendra-t-il tellement d'importance qu'il en deviendra un jour un sport comme un autre ? Est-il envisageable qu'on aille un jour au skatepark comme au stade, pour s'entraîner ?
En tout cas, rien ne nous empêche de le croire. En effet, le skate sera présent pour la première fois aux Jeux Olympiques en 2008, en catégorie « Rampe » (uniquement).
Sport ou art :
Le skateboard est-il un sport ou un art ? La question se pose dès que l'on désire aborder le style et la philosophie de la discipline. Un sport est une discipline mettant l'accent sur la performance, tandis qu'un art vise à atteindre un idéal esthétique, par une technique, un style propre. En tant qu'art, le skateboard se rapprocherait de la danse, en ce que la recherche de beauté se fasse à travers le mouvement.
Le style skateur :
La récupération par les médias de l'image de la planche à roulettes et la profusion des marques de skate (Black label, Blind, DC, DVS, Element, éS, etnies, Flip, Girl, Globe, Independent, Matix, Osiris, Spitfire, Venture, Volcom, WESC, World Industries, Zero , et tant d'autres) a également fait du « style skateur » une mode à part entière. En effet, les habitudes stylistiques des adeptes, issues des cultures populaire californienne et urbaine américaine, se voient reproduites par une multitude de jeunes, la plupart n'étant même pas intéressé par la pratique du skate. Cette nouvelle génération est vue d'un drôle d'½il par certains « véritables » skateurs, qui les qualifient alors de « frimeurs » (« poseurs » ou « pseudos »). Ce style s'étant développé en mode, l'attirail vestimentaire des skateurs coûte cher, ce qui mène quelquefois à des situations où seuls les « poseurs » portent réellement des habits de skate, tandis que les pratiquants n'en voient pas forcément l'intérêt. Mais il ne faut pas voir là-derrière une imitation dés½uvrée ou une reproduction ridicule. La récupération de cette mode est une façon de montrer son adhésion à une philosophie, plus encore qu'à une discipline en soi. L'esprit du skateboard a donc beaucoup inspiré la nouvelle génération, devenant un phénomène de société, et une référence parmi les jeunes.
Concrètement, et depuis une dizaine d'années, le style skateur est caractérisé par des vêtements amples. La préférence est ainsi donnée aux t-shirts longs et aux pantalons « baggy » (descendant sous les fesses et laissant apparaitre le caleçon), style que l'on qualifiera de "Big pants, small wheels" (littéralement grands pantalons, et petites roues). Les chaussures de skate, quant à elle, sont très particulières. Conceptualisée pour tenir au mieux sur un skateboard et s'abîmer le moins possible, elle sont grosses et présentent des lacets épais. Toutefois, les marques de chaussures de skate font aujourd'hui des modèles plus discrets ou plus classiques, symptomatiques de l'adoption du style skateur par des gens ne pratiquant pas. Toutefois les pantalons serres ou "slim" style « Punk » (ou « Thrasher ») reviennent à la mode ainsi que les blousons en cuir. Les skateurs Corey Duffel et Jim Greco et Eric Ellington en donne l'exemple, aussi considérés comme "piss drunk" litéralement "pisseux bourré".
L'amalgamme est souvent fait et on regroupe alors tous les styles "underground" sous l'appellation "skateur".
La planche à roulettes a été inventée en été 1961 par deux surfeurs californiens (Mickey Muñoz et Phil Edwards) qui étaient lassés des jours sans vagues. Pour combler leur ennui, ils décidèrent de créer la « planche à roulettes », qui leur permettrait de pratiquer leur discipline sur la terre ferme, sans que cela ne nécessite de conditions météorologiques particulières. Ainsi était née la planche à roulettes.
Après une perte de vitesse, due au peu d'innovations pendant les années 1970, la planche à roulettes revient à la mode dans les années 1980, avec le freestyle. Cette « sous-discipline » -la planche à roulettes étant une discipline en tant que telle- voit son apogée dans les années 1975-1985, mais caractérise également la plupart des figures actuelles. À ce moment, beaucoup d'adeptes redescendent dans la rue, essayant et créant de nouvelles figures, comme le boneless, le no-comply, les footplants, etc. Ces figures sont aujourd'hui catégorisées comme faisant partie de la vieille école même si elles sont toujours courantes. C'est également à cette époque qu'apparaît la pratique en rampe.
L'apparence du skateboard a elle aussi évolué. Celui-ci présente dorénavant des roues minuscules et des planches dites « allumettes ». D'un autre côté, peut-être dans une recherche implicite d'unité, les skateurs commencent à adopter un style propre, plus ou moins inspiré de la mode des surfeurs. Cette époque est appelée big pants, small wheels (« grands pantalons, petites roues »).
Après ces quelques années passées à parfaire leurs tricks, les skateurs —imitant des stars comme Pépé Martinez— reviennent à leurs premiers amours, s'emparant plus que jamais de la rue. Une nouvelle fois, les « gros » gaps et les rails sont mis à l'honneur, couplés cette fois-ci à la toute nouvelle technique.
Si la rampe, très à la mode dans les années 1980, semble se marginaliser au début des années 1990, celle-ci se voit finalement dessiner un ciel radieux. C'est l'époque, de Danny Way (considéré par certains comme le « plus grand ramprider de l'Histoire » ou encore le « maître de la vert' »), mais aussi de Rune Glifberg, Bucky Lasek, Tony Hawk, John Cardiel, Tony Trujillo, des célébrités ayant donné le goût de la « courbe » à des centaines de skateurs.
A partir de cette époque, et toujours aujourd'hui, plusieurs styles différents se sont dégagés : skateurs techniques, fonceurs, etc. Aujourd'hui, la question qui se pose est de savoir ce qui compte le plus dans la discipline : le style ou la performance ? Cette question est encore moins évidente qu'il n'y paraît. En effet, si certains considèrent la pratique technique comme peu esthétique, d'autres au contraire ne peuvent concevoir technique et style séparément.
Pour le moment, le skate, récupéré par la publicité et la mode pour son image « rebelle », se voit surexposé. Mais il est difficile de prévoir l'avenir. Le skateboard retombera-t-il dans l'oubli ou, au contraire, prendra-t-il tellement d'importance qu'il en deviendra un jour un sport comme un autre ? Est-il envisageable qu'on aille un jour au skatepark comme au stade, pour s'entraîner ?
En tout cas, rien ne nous empêche de le croire. En effet, le skate sera présent pour la première fois aux Jeux Olympiques en 2008, en catégorie « Rampe » (uniquement).
Sport ou art :
Le skateboard est-il un sport ou un art ? La question se pose dès que l'on désire aborder le style et la philosophie de la discipline. Un sport est une discipline mettant l'accent sur la performance, tandis qu'un art vise à atteindre un idéal esthétique, par une technique, un style propre. En tant qu'art, le skateboard se rapprocherait de la danse, en ce que la recherche de beauté se fasse à travers le mouvement.
Le style skateur :
La récupération par les médias de l'image de la planche à roulettes et la profusion des marques de skate (Black label, Blind, DC, DVS, Element, éS, etnies, Flip, Girl, Globe, Independent, Matix, Osiris, Spitfire, Venture, Volcom, WESC, World Industries, Zero , et tant d'autres) a également fait du « style skateur » une mode à part entière. En effet, les habitudes stylistiques des adeptes, issues des cultures populaire californienne et urbaine américaine, se voient reproduites par une multitude de jeunes, la plupart n'étant même pas intéressé par la pratique du skate. Cette nouvelle génération est vue d'un drôle d'½il par certains « véritables » skateurs, qui les qualifient alors de « frimeurs » (« poseurs » ou « pseudos »). Ce style s'étant développé en mode, l'attirail vestimentaire des skateurs coûte cher, ce qui mène quelquefois à des situations où seuls les « poseurs » portent réellement des habits de skate, tandis que les pratiquants n'en voient pas forcément l'intérêt. Mais il ne faut pas voir là-derrière une imitation dés½uvrée ou une reproduction ridicule. La récupération de cette mode est une façon de montrer son adhésion à une philosophie, plus encore qu'à une discipline en soi. L'esprit du skateboard a donc beaucoup inspiré la nouvelle génération, devenant un phénomène de société, et une référence parmi les jeunes.
Concrètement, et depuis une dizaine d'années, le style skateur est caractérisé par des vêtements amples. La préférence est ainsi donnée aux t-shirts longs et aux pantalons « baggy » (descendant sous les fesses et laissant apparaitre le caleçon), style que l'on qualifiera de "Big pants, small wheels" (littéralement grands pantalons, et petites roues). Les chaussures de skate, quant à elle, sont très particulières. Conceptualisée pour tenir au mieux sur un skateboard et s'abîmer le moins possible, elle sont grosses et présentent des lacets épais. Toutefois, les marques de chaussures de skate font aujourd'hui des modèles plus discrets ou plus classiques, symptomatiques de l'adoption du style skateur par des gens ne pratiquant pas. Toutefois les pantalons serres ou "slim" style « Punk » (ou « Thrasher ») reviennent à la mode ainsi que les blousons en cuir. Les skateurs Corey Duffel et Jim Greco et Eric Ellington en donne l'exemple, aussi considérés comme "piss drunk" litéralement "pisseux bourré".
L'amalgamme est souvent fait et on regroupe alors tous les styles "underground" sous l'appellation "skateur".
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